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Les vincollables
5 compliments à faire à un vin pour briller en soirée
Voici 5 termes de dégustation qui pourront vous aider. Chaque 1er mars à l'occasion de la journée mondiale du compliment, et même tous les autres jours de l'année, n’hésitez pas en abuser !
Chaleureux :
Tout comme une personne chaleureuse, on dit qu’un vin est chaleureux lorsque sa bouche dégage une impression de chaleur, due à sa forte teneur en alcool. Sa structure se révèle généreuse, complète et puissante. Des vins du Languedoc ou de Provence constituent de bons exemples de vins chaleureux.
Charnu :
De la même manière que l’on vantent les lèvres charnues d’une femme, un vin charnu évoque une sensation d’onctuosité et d’ampleur. Ces caractéristiques sont le résultat d’une forte teneur en tannins et en alcool. On retrouve ces qualités dans les vins blancs moelleux, mais aussi dans les vins rouges de Bordeaux comme un Médoc ou un vin rouge de Loire comme un Saumur.
Charpenté :
Quand on entend cet adjectif, on s’imagine tout de suite un athlète bien baraqué. Et lorsqu’il s’agit de vin, on pense instinctivement à une boisson qui a du corps ! C’est effectivement l’idée, puisque la caractéristique principale d’un vin charpenté est la puissance. Parmi les cépages typiques de vins charpentés on peut mentionner le tannat, le cabernet sauvignon, et le grenache, que l’on retrouve majoritairement dans les vins du Sud, gorgés de soleil.
Gouleyant :
Selon les croyances populaires, le terme oenologique « gouleyant » serait originaire de la région du Beaujolais ou d’Anjou. Il désigne un vin frais, léger et facile à boire, qui coule allègrement dans la gorge. Cet adjectif s’applique aussi bien aux rosés, qu'aux blancs et aux rouges.
Nerveux :
À priori, on ne pense pas tout de suite à un compliment. Il est vrai que cet adjectif n’est pas très flatteur pour une personne ! Mais la nervosité prend un tout autre sens lorsqu’on parle de vin. En bouche, un vin nerveux se caractérise par son acidité, nettement plus présente que le sucre. On emploie ce terme pour des vins blancs secs et jeunes, qui présentent un bon potentiel de garde.
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La palette aromatique
Si vous voulez impressionner vos convives ou un caviste, parlez de la palette aromatique d’un vin. Elle désigne l’ensemble des arômes perçus à l’olfaction et à la dégustation. Ces arômes sont généralement classés en trois catégories : primaires, secondaires et tertiaires.
- Les arômes primaires viennent directement du cépage : on parle ici de fruits frais, de fleurs, d’agrumes ou encore de plantes aromatiques. Ils sont particulièrement évidents dans les vins jeunes, qu’ils soient vins rouges, vins rosés ou vins blancs.
- Les arômes secondaires sont issus de la fermentation alcoolique et/ou malolactique. On retrouve ici des notes de pain grillé, de beurre, de levure ou de yaourt. Ce sont eux qui donnent du relief à certains vins blancs demi-secs ou à des vins rouges ronds.
- Les arômes tertiaires, enfin, apparaissent lors de l’élevage en fût de chêne ou au cours du vieillissement en bouteille. Ils révèlent des senteurs de cuir, de sous-bois, de tabac ou de cacao. Parler du bouquet d’arômes tertiaires d’un vin peut donc être un compliment très pointu, mais apprécié des amateurs.
Longueur, attaque et milieu de bouche
Un autre jargon du vin à maîtriser est celui de la dégustation en bouche. Voici quelques termes à connaître pour exprimer les sensations gustatives et la structure du vin en bouche :
- L’attaque en bouche correspond à la première impression que laisse le vin dès son entrée dans la bouche. Un vin peut être vif, souple, franc ou nerveux dès l’attaque.
- Le milieu de bouche permet d’évaluer la matière, la texture et les arômes persistants. Complimenter un vin pour « son milieu de bouche ample et harmonieux » est une formule qui fait mouche.
- Enfin, la longueur en bouche, aussi appelée persistance aromatique, mesure le temps pendant lequel les arômes restent après avoir avalé ou recraché le vin. Un grand vin se reconnaît souvent à sa longueur, indispensable pour la conservation du vin.
Couleur et viscosité du vin, deux indices visuels à valoriser
Lors de l’examen visuel, n’hésitez pas à complimenter la couleur du vin ou sa texture. Un vin rouge profond aux reflets violacés ou un vin blanc brillant à la robe dorée sont autant d’occasions de s’extasier. La viscosité, quant à elle, se remarque en faisant tourner le vin dans le verre. On observe alors les « jambes » ou « larmes » du vin. Un vin riche en alcool ou en sucre laissera des traces épaisses sur la paroi du verre. Cela peut trahir une vinification en barrique ou un vin de type vendange tardive.
Un brin de technique pour briller davantage
Pour complimenter un vin comme un expert, quelques termes techniques bien placés peuvent faire la différence :
- Pour parler de la vinification en rouge comme en blanc, mentionnez les acides malique, acides lactique (issus d’une fermentation malolactique), acides acétique, acides citrique, acides carbonique ou encore les acides tartrique.
- Évoquez le passage en fûts de chêne ou l’élevage sous bois pour souligner la complexité d’un vin aux notes boisées.
- Parlez de pourriture noble pour évoquer les grands vins blancs liquoreux (AOC Sauternes, AOC Monbazillac, etc.)
- Plutôt que de “goût”, parlez de “bouquet d’arômes”. En effet, le langage du vin (ou vocabulaire du vin) utilise souvent des termes poétiques et figurés.
Compliments par type de vin
Pour un vin rouge, n’hésitez pas à évoquer ses arômes tertiaires, sa puissance tannique ou sa structure. Dites par exemple que le vin est « complexe, profond, et doté d’une finale longue et épicée ».
Pour un vin blanc, parlez de sa fraîcheur, de ses notes florales ou de son acidité équilibrée. Un vin blanc demi-sec pourra être qualifié de « gourmand, élégant et parfaitement balancé entre douceur et tension ».
Pour un vin rosé, mettez en avant sa buvabilité, sa fraîcheur et ses arômes primaires de petits fruits rouges. Un rosé gouleyant est un excellent sujet de conversation à l’apéritif.
En utilisant ces expressions issues du vocabulaire oenologique, vous serez parfaitement armé pour briller en soirée, et surtout pour transmettre votre passion pour l’univers du vin. Enfin, osez proposer des accords mets et vin en suivant les conseils de nos articles et commandez les meilleures cuvées directement sur Avenue des Vins !
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FAQ - Décrire un vin
Comment décrire un vin quand on manque de vocabulaire ?
Appuyez-vous sur quelques adjectifs de dégustation : un vin peut être chaleureux, charnu, charpenté, gouleyant ou nerveux. Observez d'abord sa robe, puis ses arômes au nez, enfin ses sensations en bouche. Ces trois étapes suffisent à formuler une description juste.
Que veut dire qu'un vin est gouleyant ?
Un vin gouleyant est frais, léger et facile à boire, il coule agréablement en bouche. Le terme viendrait des régions du Beaujolais ou d'Anjou. Il s'emploie aussi bien pour un rosé que pour un blanc ou un rouge.
Qu'est-ce que la palette aromatique d'un vin ?
C'est l'ensemble des arômes perçus au nez et en bouche. On les classe en trois familles : les arômes primaires issus du cépage, les arômes secondaires nés de la fermentation, et les arômes tertiaires apparus lors de l'élevage ou du vieillissement en bouteille.
Quelle différence entre l'attaque, le milieu et la longueur en bouche ?
L'attaque est la première impression dès l'entrée du vin en bouche. Le milieu de bouche révèle la matière, la texture et les arômes persistants. La longueur, ou persistance aromatique, mesure le temps pendant lequel les arômes restent après avoir avalé le vin.
Comment complimenter un vin rouge, blanc ou rosé ?
Pour un rouge, évoquez ses arômes tertiaires, sa puissance tannique et sa structure. Pour un blanc, soulignez sa fraîcheur, ses notes florales et son acidité équilibrée. Pour un rosé, mettez en avant sa buvabilité et ses arômes de petits fruits rouges.
