Domaine Saint-André de Figuière, Famille Combard : bourguignons d'origine, provençaux de coeur

Nous vous emmenons au coeur de l'appellation Côtes-de-Provence, pour rencontrer Magali, Delphine et François Combard, trois frères et soeurs qui veillent ensemble à la bonne marche du Domaine Saint-André de Figuière.

Héritage familial :

 

François est un artiste. Diplômé des Beaux-Arts, il consacre ses premières années de jeune adulte à la peinture et à la sculpture. En 1997, son père Alain lui propose de travailler avec lui dans son exploitation viticole. "François a sauté sur l'occasion : produire du vin est une forme d'art. Mon frère y retrouve donc le côté fortement créatif qui l'a toujours attiré", raconte Magali. Sept ans plus tard, Magali et son autre soeur Delphine arrivent au Domaine Saint-André de Figuière pour prêter main forte à leur famille. Pendant dix ans, les trois enfants Combard apprennent l'art de la vinification auprès de leur père. Quand ce dernier décède, François, Magali et Delphine décident de conserver l'héritage familial et de s'associer. François est dans les vignes, Delphine gère la partie administrative. Magali s'occupe quant à elle de la commercialisation des bouteilles et de la promotion du domaine. "Je suis issue du monde du marketing dans le secteur vente-tourisme. Delphine a 15 ans d'expérience en tant que responsable administrative dans les grands clubs de vacances. Nos trois profils sont donc parfaitement complémentaires", souligne t-elle.

 

De la Bourgogne à la Provence :

 

Situé dans la commune La Londe-des-Maures, à une dizaine de kilomètres de la ville de Hyères, le Domaine Saint-André de Figuière présente la caractéristique peu commune d'appartenir à des anciens habitants de la Bourgogne. "Pendant 20 ans, nos parents possédaient un domaine viticole situé dans le Chablis : le Domaine Laroche. C'est là-bas que notre père a fait ses premières armes dans le monde du vin", révèle Magali. Tous deux originaires de Provence, Alain Combard et son épouse ressentaient le désir de regagner leur région d'origine. En 1992, le couple décide donc de revendre la propriété bourguignonne et part à la recherche d'une exploitation viticole à acquérir en Provence. "C'était un pari plutôt osé car, dans les années 90, la Provence était pauvre en termes de production et de notoriété viticoles. Mais notre père y croyait : il a jeté son dévolu sur le terroir de La Londe, qui lui rappelait celui de Chablis. Cela l'a convaincu de s'installer ici. Il était donc le vigneron bourguignon installé en Provence. Il a insufflé un nouveau genre de vin blanc dans la région, dans lequel on retrouve la minéralité et la fraîcheur du Chablis. Cela lui a permis de tirer son épingle du jeu et de se faire connaître", poursuit Magali.

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